07 octobre 2010
Gravitation - Suguru Fujisaki plus jeune
Voici mon dernier Suguru.
J'ai mélangé le traditionnel et le digital, je pense que ça donne mieux...
20 septembre 2010
Tristan
Voici Tristan dessiné par HanabishiVermeiren.
Au début de ma fiction, il est dit que la pire torture pour Tristan serait d'être ligoté devant des pâtisseries et sucreries sans pourvoir y toucher ;-)
Tristan et Lucie
Voici les jumeaux dessinés par Enikocce.
DJ - Le bonheur arrivera un jour...
Voici deux planches extraites de ma fiction.
Dessins et planches par Amena-chan. (Cliquez sur son nom pour le lien).
03 septembre 2010
François
Voici une scène de ma fiction, lorsque François travaille à la bibliothèque.
Dessiné par Yuki-k.
Remarque à propos de la fiction
Bonjour à tous,
J'ai posté ce message sur fictionpress également mais pour ceux qui lisent ici, le voici :
On m'a fait remarquer que mon histoire ressemblait beaucoup à un manga existant.
Après recherche, j'ai été informée qu'il s'agissait de « Itsuka no Himitsu » de Naono Bohra.
Je viens de le lire et en effet, c'est assez troublant.
Je suis un peu embêtée de ce fait, car c'est vraiment un hasard. Mais bon, c'est comme ça.
Je vous conseille vraiment de le lire le manga de Naono Bohra, il est super et beaucoup plus chaud que mon OS ;-)
Le fait que la relation entre un aveugle et un garçon plus jeune ne démarre pas comme sur des roulettes est assez normal, n'importe qui pourrait écrire ça.
Ce que je trouve plus marquant, c'est que dans les deux histoires, le jeune homme abuse de l'aveugle pendant un moment d'ivresse de ce dernier…
Ce n'est en aucun cas volontaire. Voilà, je voulais juste vous faire part de mes états d'âmes, hihi.
Yamaneko
09 août 2010
Le plus aveugle n’est pas toujours celui qu’on croit.
C’est
vendredi aujourd’hui. Mais malheureusement, pas un vendredi comme les autres.
Je me trouve actuellement à l’enterrement de mon grand-père. Je l’aimais
énormément, nous étions très proche.
Quand
j’étais petit, je passais toutes mes vacances chez lui. J’y allais aussi
souvent que possible le reste de l’année également. Il s’occupait souvent de
moi car mes parents travaillaient beaucoup. En plus, ça lui évitait d’être
seul. Il était veuf depuis quelques années déjà, je n’avais jamais connu ma
grand-mère.
Mon pépé
que j’aimais tant. Et que j’ai pourtant délaissé par égoïsme. Il ne méritait
vraiment pas ça.
J’ai
toujours refusé de lui expliquer la raison de mon soudain manque de visite. Je
me contentais de lui dire qu’il n’y était pour rien. Et comme je l’appelais
presque tous les jours, il avait fini par me croire et ne plus insister. Je
crois d’ailleurs qu’il avait toujours eu des soupçons sur la véritable raison
de mon départ. Mais il aurait préféré que j’en parle de moi-même. Ce que je
n’ai jamais fait.
La raison
de cette fuite ? Elle se trouve à quelques mètres de moi en ce moment.
Amaury. Le voisin de mon aïeul, dont j’étais amoureux.
Il m’a un
jour chassé de chez lui, en formulant le souhait de ne plus me revoir. Ne
pouvant le supporter, j’ai préféré rester le plus loin possible de lui. Pour
essayer de l’oublier. Loin des yeux, loin du cœur… Je pensais y être parvenu,
mais maintenant, je me rends bien compte que ce n’était pas le cas.
Mon
grand-père savait à quel point j’aimais sa maison. Je me souviens que par le
passé, il me disait toujours « Loïc, quand j’irai rejoindre ta grand-mère,
ma maison sera pour toi ». Bien souvent je me mettais à pleurer, en disant
que je ne voulais pas de sa maison. J’avais bien trop peur de le perdre. Il me
souriait alors, en me serrant dans ses bras. Il m’expliquait que tout le monde
partait un jour et que son plus grand souhait était que je vive dans sa maison
pour m’en occuper à sa place.
Il m’avait
aussi dit un jour que fuir ses problèmes ne les résolvait pas. Il avait raison.
Il voulait
que je fasse face à mes soucis et j’allais à présent y être forcé. Comme je
souhaite respecter sa volonté en ce qui concerne la maison, je sais que je ne
pourrai pas indéfiniment éviter mon voisin… En ai-je seulement
envie ? Je ne l’avais jamais eue, c’était lui qui m’avait chassé.
Je
l’ennuyais probablement à toujours être derrière lui. Ou alors il s’était rendu
compte de mon homosexualité ? Ou en avait entendu parler ? Il avait
peut-être été dégoûté… Je ne l’ai jamais su, je suis simplement parti, en
respectant son désir de ne plus me revoir.
Plusieurs
de mes attitudes auraient pu trahir ce que je ressentais mais il ne
pouvait pas les voir. Car j’ai oublié de le préciser, mais mon futur voisin est
aveugle.
Aujourd’hui,
il est accompagné d’une jeune femme. Peut-être la sienne ? Cette idée en
rajoute à mon mal être du jour. Je pourrais simplement revendre la maison et
repartir mais je ne le ferai pas. Je sais que cela aurait fait de la peine à
mon grand-père. Et de toute façon, j’ai besoin de réponses. Cela fait trop
longtemps que je me torture bêtement en m’imaginant plein de choses.
Je dois
regarder trop souvent dans sa direction, parce que la jeune femme me fait un
petit signe de la tête et mon père me donne un coup de coude. Son regard me
gronde. Je quitte donc mes pensées pour l’instant.
Plus tard,
j’apprends que cette jeune femme est en fait Marianne, sa sœur. Je ne me
souvenais pas d’elle, il faut dire que je n’ai pas dû la rencontrer bien
souvent. Elle est séparée de son mari et vit actuellement chez son frère. Lui
n’est toujours pas marié. Pas facile pour un aveugle, disent mes parents. Cette
remarque m’énerve plus qu’elle ne le devrait. Ils s’en rendent compte et se
demandent si je ne ressentirais pas quelque chose pour lui. Ils savent que
je suis gay. Et là, on dirait que tout s’éclaire pour eux. Ce serait-il passé
quelque chose à l’époque ? Ben non, j’aurais aimé pourtant. Mais il m’a
jeté avant que je n’aie l’occasion de lui avouer quoi que ce soit. Enfin, quand
je dis qu’il ne s’est rien passé… rien dont il puisse se rappeler…
Amaury
s’était installé seul dans la maison d’à côté, lorsqu’il avait eu 18 ans. J’en
avais quatre à cette époque. Il en avait eu assez qu’on le traite comme un
malade et avait souhaité s’émanciper. On m’avait expliqué à ce moment là qu’il
ne voyait pas, je ne comprenais pas très bien et je trouvais ça bizarre.
Mais
j’adorais aller chez lui. Je voulais l’aider, même si je ne savais pas faire
grand-chose du haut de mes quatre ans. Il acceptait ma compagnie. Comme je
n’étais qu’un enfant, il ne voulait pas me blesser en refusant mon aide. Et mon
pépé lui avait expliqué l’air émerveillé que j’affichais lorsque j’avais
l’impression d’avoir réussi à faire quelque chose de bien. Je crois que ça
l’amusait un peu en fait, et il s’était habitué à moi.
Pour ne
rien arranger, j’étais du genre envahissant à l’époque. Il avait droit au
moindre petit détail de ce qui se passait dans ma petite vie. Comme cela devait
être passionnant ! Le pauvre... Mais il avait l’air plutôt content. Il
m’écoutait patiemment en souriant.
Par la
suite, étant habitué à moi, il me laissait l’aider sans se sentir rabaissé pour
autant. Je m’étais même senti très fier lorsqu’il avait commencé à me
parler de lui à son tour.
Il était
ostéopathe, ce n’avait pas été facile pour lui de poursuivre des études et de
se faire une clientèle mais il se débrouillait bien. Il recevait à domicile,
certains clients acceptaient même que je reste dans la pièce à ses côtés. Ils
m’appelaient le petit assistant, j’en étais ravi. Amaury avait de belles mains
aux doigts effilés, je les aurais regardées pendant des heures.
On passait
vraiment de très bons moments ensemble. Du moins, je le pensais. Jusqu’à mes 17
ans. Je n’ai jamais compris ce qui s’était passé. Il s’était simplement fâché,
sans raison apparente et voilà où on en était depuis lors. Je le trouvais
étrange depuis quelques jours déjà et lorsque j’avais voulu savoir ce qu’il se
passait, il m’avait fait asseoir avant de me dire qu’il ne voulait plus que je
revienne chez lui. Il m’avait supporté jusque là parce que je n’étais qu’un
enfant et qu’il appréciait mon grand-père. Il ne voulait pas me blesser en me
chassant de chez lui à cette époque, mais là, j’étais suffisamment grand pour
entendre la vérité. Et cette vérité était que j’avais toujours dérangé sa
tranquillité et il en avait assez. Ça m’avait fait un coup, comme si je
recevais un poignard en plein cœur. J’avais été tellement choqué, que j’étais
parti à l’instant même et je ne suis jamais revenu.
Aujourd’hui j’ai 21 ans, je travaille comme consultant informatique. Je suis toujours en déplacement, alors pour moi vivre ici ou ailleurs ça ne change rien.
Je ne suis jamais parvenu à avoir une relation stable. J'ai eu quelques petits amis mais l'ombre d'Amaury flottait toujours au-dessus d'eux.
Je me
rappelle du moment où mes sentiments avaient changés. J’appréciais beaucoup ses
étreintes, il était assez grand et je me sentais complètement enveloppé dans
ses bras. Comme avec papa et pépé. Jusqu’au jour où je me suis rendu compte
qu’en fait non, ce n’était pas du tout comme avec ma famille. Ce que je
ressentais était bien différent et beaucoup plus fort. J’ai commencé à analyser
la situation et j’ai compris que je l’aimais tout simplement, lui, un homme.
Bizarrement, cela ne m’a pas perturbé du tout, comme si j’avais toujours su
qu’au fond c’était avec lui que je voulais faire ma vie. Quel idiot. J’étais
tellement enfermé dans ma petite bulle de bonheur, que je n’avais même pas
réalisé à quel point ma présence était lourde pour lui.
J’ai
toujours été fasciné par ses yeux. De grand yeux vides qui me donnaient
l’impression de voir au plus profond de moi. Ils étaient très expressifs,
j’aimais particulièrement les petits plis qui se formaient aux creux de chaque
côté lorsqu’il riait. Mais j’aimais aussi sa peau pâle et ses cheveux d’un
mélange de blé et de miel.
J’étais
vraiment fou de lui, je recherchais une ressemblance avec mes partenaires et
les gens que je croisais. Je n’ai jamais été capable de tourner la page.
Je pensais
souvent à ses mains qui parcouraient le corps de ses clients et j’en éprouvais
une jalousie maladive. J’avais pensé plus d’une fois à aller voir l’ostéopathe
et non l’homme, mais j’étais bien trop lâche pour ça.
A peine
installé dans mon nouveau chez moi, que je fonce chez lui. Ça n’a que trop
duré. Je veux des réponses et tout de suite !
Sa sœur
m’ouvre la porte, elle n’a pas l’air surprise et me fait entrer. Elle sort «
faire une course » après m’avoir annoncé, je la soupçonne de simplement
vouloir nous laisser seuls et j’apprécie le geste. Lui a-t-il parlé de
moi ?
Il a l’air
ennuyé, moi je suis furieux. En colère qu’il m’ait rejeté de cette façon, alors
qu’il était tout pour moi. Il me propose à boire, je refuse. Et là, au
lieu de lui coller une droite, je me mets à pleurer comme un imbécile.
L’émotion de le revoir après tout ce temps. Il met ça sur la mort de mon pépé.
J’enrage. Je suis assis près de lui, il s’approche et tente de me prendre dans
ses bras pour me consoler. Comme quand j’étais enfant. Je le repousse et le
frappe sur le torse avec mes poings, je manque de conviction bien sûr et ne lui
fais pas mal. Je veux juste qu’il comprenne ma rage. Je lui répète plusieurs
fois que je le déteste, tout en pleurant et tapant encore et encore. Il ne dit
rien et me laisse faire. Jusqu’à ce que mes « Je te déteste » se
transforment en « Je t’aime », « J’en crève tellement je
t’aime ». Et j’arrête enfin de frapper.
Il se tend,
ne comprend pas mon changement d’attitude. Je ne lui laisse pas le temps de
réagir, j’enchaîne. Je veux savoir pourquoi il m’a éjecté de sa vie. Qu’est-ce
que je lui ai fait ? Est-ce parce qu’il s’est rendu compte que je l’aimais ?
Il a l’air perdu, me dit de ne pas dire de bêtises. Pourquoi il ne me croit
pas ? Il me répond qu’il a déjà 35 ans et qu’il est aveugle. Je lui
réponds qu’il y a toujours eu 14 ans de différence entre nous et qu’il a
toujours été aveugle, ce n’était pas nouveau et cela ne m’avait jamais empêché
de l’aimer. J’ajoute qu’en fait ça m’arrange plutôt bien qu’il n’y voit rien,
comme je suis vraiment super repoussant, je n’aurais aucune chance de séduire
quelqu’un d’autre, que c’est pour ça que je tente ma chance avec lui. Il rit,
il sait que je plaisante et que je suis plutôt pas mal.
Il avait un
jour demandé à mon pépé de me décrire. J’avais les cheveux aussi enflammés que
mon caractère disait-il.
J’ai les
cheveux roux-bruns et le teint hâlé, ce qui contraste beaucoup avec sa peau
pâle. Mes yeux quant à eux sont noisette. Je suis de taille moyenne, quelqu’un
de tout à fait ordinaire en fait.
Je continue
sur un ton plus sérieux. Je passais les meilleurs moments de ma vie avec lui et
j’avais toujours pensé qu’il les appréciait aussi. M’avait-il menti ?
N’étais-je que le petit voisin turbulent dont il s’était lassé ? Je lui
redemande pourquoi, vu qu’il ne m’a toujours pas répondu.
Il est
embarrassé, c’est du passé me dit-il. Je ne suis pas d’accord, je veux savoir.
Cela fait quatre ans que j’attends. Il m’avoue qu’il ne voulait pas que je
gâche ma vie avec lui. Je passais beaucoup trop de temps avec lui et négligeais
les autres. Qu’à force de passer du temps à ses côtés, j’en oubliais de vivre
ma vie et ce n’était pas ce qu’il voulait pour moi.
Ce n’était
pas à lui d’en décider ! Pour moi, toute ma vie, c’était lui et rien que
lui. Je lui demande s’il avait appris que j’étais gay et que je l’avais
dégoûté. Il rit. Me dit qu’une des raisons qui l’avait poussée à s’éloigner de
moi était que lui commençait à ressentir un désir qu’il n’aurait jamais dû
avoir envers moi. Il avait eu peur de me voler ma vie. Pour lui, son infirmité
avait toujours été un obstacle. Il pensait qu’il n’avait aucune chance d’avoir
une vie de couple dans sa condition. Tout ce qu’il ne faut pas entendre !
Je lui dis que pour entendre des âneries pareilles, moi c’est sourd que
j’aimerais être. Il sourit tristement.
Il enchaîne
en me disant que pendant toutes ces années, j’avais été son soleil dans son
monde de ténèbres. Je suis abasourdi, il avait eu envie de moi ? Et
j’étais son soleil ! Je ne réponds pas, je l’embrasse. Mais il me
repousse. Pourquoi ? Qu’est-ce que j’avais pour lui plaire à l’époque, que
je n’ai plus aujourd’hui ? J’ai droit à de fausses excuses, je suis
soi-disant perdu comme je viens de perdre mon grand-père.
Je n’existe
plus pour lui ? A t-il vraiment tourné la page ? Je me lève. Je lui
dis bien calmement que je ne suis plus un gamin. Je suis amoureux de lui, je
l’ai toujours été. Il n’y aura jamais de place pour un autre que lui. Il est le
seul que je veux pour partager ma vie, mais je ne peux bien sûr pas l’obliger à
m’aimer. Alors je vais rentrer chez moi et je l’attendrai demain soir pour
dîner. S’il ne vient pas, c’est qu’il ne veut vraiment pas de moi et je le
laisserai tranquille. Sinon, je l’attends. Pas de fausses excuses, que ce soit
l’âge, le fait qu’il soit aveugle ou que j’aie perdu un être cher… J’aime tout
ce qui fait qu’il est lui et il devra s’y faire. Je le quitte sur ces derniers
mots et rejoins ma maison.
Il n’est
pas venu le lendemain.
J’ai pleuré
toute la nuit et le jour qui a suivi. Je n’ai même pas été travailler. Ce soir
là, Marianne débarque chez moi. J’ai une tête à faire peur, mais elle aussi.
Là, je m’inquiète.
Le soir de
notre conversation, elle était rentrée tard, son frère était couché. En se
réveillant le lendemain matin, il lui avait demandé d’aller se promener, il
avait envie de lui parler de la situation. Apparemment, il se confiait souvent
à elle. C’était probablement pour ça qu’elle n’avait pas été surprise de me
voir sur le pas de sa porte. Ils étaient restés dehors toute la journée et
avaient eu un accident sur le chemin du retour.
Amaury
était toujours à l’hôpital. Elle n’avait pas réussi à me joindre, n’ayant pas
mon numéro de gsm et la ligne fixe était en dérangement. Elle m’a immédiatement
rassuré, en me disant qu’il n’avait rien de grave ; Juste quelques bleus
et contusions. Le bras droit dans le plâtre aussi. J’ai attrapé ma veste et
nous avons filés à l’hôpital. Je voulais le voir tout de suite. Etait-ce
un signe du destin contre nous ?
Il n’avait
rien de grave, c’était tout ce qui comptait. Tant pis s’il ne voulait pas de
moi. J’étais content qu’il soit en vie. Je me demandais quand même s’il avait
eu l’intention de venir.
Sa sœur ne
disait pas un mot. Allait-il réellement bien ? Ou n’osait-elle rien me
dire avant que l’on soit arrivé ?
Une fois à
son chevet, sa sœur étant restée à l’extérieur pour voir le médecin, je me suis
empressé de lui dire à quel point j’avais eu peur. Il m’a rassuré. Il allait
bien. Pourtant il n’en avait vraiment pas l’air… J’étais inquiet. Heureusement,
il ne pouvait pas voir mes yeux gonflés et rougis. J’étais un peu gêné d’avoir
autant pleuré, en croyant que c’était définitivement perdu pour nous deux,
alors qu’il avait failli arriver bien pire !
J’ai raté
le dîner, me dit-il. Je lui demande si ça veut dire qu’il serait venu. Je
n’aurais pas dû ? me répond-il. Je le questionne alors, est-ce que je lui
plais ? A-t-il toujours envie de moi ? Ce sont les seules choses
qu’il doit se demander. Je suis assez grand pour savoir ce que je veux pour
moi-même. Il n’y a aucune raison pour qu’il décide de ce qui serait le mieux
pour moi à ma place. Je sais qu’il est tout ce dont j’ai besoin. Je n’ai plus
aucun repère sans lui. Sans lui, moi aussi je suis aveugle.
Il est ému.
Il me croit mais me demande quand même si je suis vraiment sûr de moi. Je crois
qu’il a surtout peur que je change d’avis par la suite. Et que je l’abandonne.
Je l’embrasse passionnément pour lui prouver. Et cette fois, il ne me repousse
pas.
Après un
moment, il me dit qu’il doit m’avouer quelque chose. Je m’attends au pire… Là,
il me demande si je me souviens de la soirée passée chez son grand-père,
lorsqu’il était ivre et que je l’avais raccompagné chez lui.
Si je m’en
souviens !!! J’ai encore honte aujourd’hui d’avoir profité de ce moment de
faiblesse. Il était à moitié inconscient, je l’avais aidé à se mettre au lit.
Je l’avais déshabillé et ensuite, sans pouvoir m’en empêcher, j’avais passé mes
mains sur son corps que je désirais tant. J’avais remarqué qu’il réagissait à
mes caresses, malgré son demi-sommeil. Peut-être même qu’il dormait tout à
fait ? En voyant son érection, je n’avais pas résisté à l’envie de faire
l’amour avec lui, conscient ou non. J’ai ôté mes vêtements et j’ai repris mes
caresses. J’y ai ajouté quelques baisers papillons et quelques mots d’amour. Je
me suis mis à califourchon au-dessus de lui et en me caressant le membre, j’ai
glissé le sien en moi.
Je
n’oublierai jamais ce moment. Quel souvenir. Même si j’avais abusé de lui…
Cette pensée me fait rougir de honte et cet à ce moment qu’il m’avoue se
souvenir du moindre détail. Il n’était pas ivre au point d’être inconscient. Il
n’avait pas su comment réagir sur le moment, alors il avait opté pour jouer les
belles au bois dormant. Mais il n’avait rien manqué, les mots d’amour, les
caresses, la jouissance, rien. Le lendemain, lorsqu’il avait complètement retrouvé
ses esprits, il avait pris peur et cet à cet instant, qu’il avait commencé à
vouloir s’éloigner de moi. Mais c’était uniquement pour moi qu’il s’était
inquiété. Lui, il m’aimait déjà et pensait que pour moi, ça n’avait été qu’un
moment de désir comme en ont tous les adolescents, même si c’est généralement
avec quelqu’un du sexe opposé.
Je ne
m’étais pas rendu compte à cette époque que ce que je ressentais était
réciproque, comme quoi mon amour pour lui m’avait aussi rendu aveugle.
FIN
04 août 2010
Shahryar
Voici Shahryar, magnifiquement dessiné par phoenixlu.
Shahryar est le cousin de Khalil. Il est le personnage principal de la fiction qui n'a toujours pas de titre, arg.
Tristan
J'ai dessiné mon Tristan, c'est le premier que je dessine qui ressemble enfin à ce que je voulais...











